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Fièvre Q

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Agent
 

La maladie est causée par une bactérie intracellulaire : Coxiella burnetii (Rickettsia burnetii).

Cette bactérie peut exister sous une forme secondaire résistante aux facteurs environnementaux (dessiccation, variations de pH et gel).

C. burnetii survit 40 mois dans du lait à température ambiante, 2 ans à - 20°C, 49 jours dans des urines et 7 à 9 mois dans de la laine conservée à 20°C. La bactérie résiste à la dessiccation et aux variations de pH.

Pour plus de détails, consulter le dictionnaire de bactériologie Euzéby.
 

Epidémiologie
 

Les animaux de rente (bovins, ovins, caprins) représentent le principal réservoir de C. burnetii.

Ces animaux excrètent la bactérie dans le lait, les urines, les selles, les produits de mises bas (placentas) et le fumier.

La fièvre Q  se transmet des animaux à l'Homme principalement par inhalation de poussières ou d'aérosols contaminés. Ces poussières peuvent être transportées par le vent sur de longues distances.

Par ailleurs, la fièvre Q peut également être transmise par des tiques.

Enfin, la contamination par ingestion de lait cru ou de produits laitiers à base de lait cru est rare.
 

Symptômes
 


La période d'incubation est d'environ 20 jours (de 2 à 3 semaines).

L'infection peut alors être asymptomatique (dans 60 % des cas).

Le tableau clinique (fièvre Q aiguë) associe fièvre élevée, céphalées, myalgies, arthralgies et toux.
Une hépatite avec ou sans ictère et/ou une hépatomégalie peut survenir.

Des manifestations neurologiques et cardiaques apparaissent plus rarement.

Chez le sujet sain, la maladie évolue spontanément vers une guérison complète.

Certains sujets à risque (femmes enceintes, immunodéprimés, porteurs d'une valvulopathie ou d'une prothèse valvulaire) peuvent développer une fièvre Q chronique. Elle se caractérise par une endocardite, une infection vasculaire ou des avortements, ainsi que des retards de croissance du fœtus chez la femme enceinte.

Pour un tableau clinique plus détaillé voir le dossier Fièvre Q du Centre National de Référence  des Rickettsies.


Moyens de prévention
 
Sa prévention repose sur des méthodes de lutte vétérinaire en gestion d'élevage notamment lors d'avortements et sur des mesures collectives de prévention.

Pour plus de détails, consulter la fiche fièvre Q du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche. 
 

Prise en charge médico-sociale
 


Cette zoonose peut-être prise en charge au titre de maladie professionnelle (tableaux 49 B du Régime Agricole et 53 B du Régime Général).

Pour plus de détails, consulter l'utilitaire d'accès aux tableaux de maladies professionelles Mpro.
 


liens utiles
 

Autres  téléchargements
 
  • Le rapport sur l'évaluation des risques pour la santé publique et des outils de gestion des risques en élevage de ruminants de l'Afssa (2004)
  • Le Bulletin Épidémiologique de l'Afssa sur l'évaluation des risques pour la santé et les outils de gestion en élevage (2004)
  • La note de la DGAL du 24 juin 2007 sur la gestion du lait et des produits laitiers en élevage contaminé en fièvre Q
Page mise à jour le 24 2012