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Grippe aviaire

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Agent
  La maladie est causée par un Influenzavirus de type A. Le nom du sous-type est détérminé par la nature des glycoprotéines de surface : l'hémagglutinine (de H1 à H14) et la neuraminidase (de N1 à N9).

La grande majorité des sous-types d'Influenzavirus n'est  pas pathogène pour les oiseaux.

Le degré de virulence d'un sous-type pathogène est varialbe. Il peut être hautement pathogène (HP) ou faiblement pathogène (LP).

Epidémiologie
 

Les oiseaux sauvages (essentiellement aquatiques) représentent le principal réservoir des Influenzavirus. La circulation de ces virus est assurée par les mouvements migratoires de ces animaux.

Les oiseaux domestiques sont infectés au contact des oiseaux sauvages.

La transmission de l'influenza aviaire à l'Homme se fait par :

  • inhalation de fines poussières ou d'aérosols contaminés par les déjections lors de contacts fréquents, étroits avec des oiseaux infectés ;  
  • projection sur les muqueuses oculaires de fientes ou de secrétions respiratoires des oiseaux.
Les professionnels à risque sont les personnes en contact étroit avec des oiseaux infectés (éleveurs, ramasseurs des cadavres d'animaux,  personnels des parcs zoologiques...).

Pour plus de détails, consulter le Bulletin Epidémiologique de l'Afssa sur le "Risque de transmission à l'homme des virus influenza aviaires".
 

  Actualités sur les Influenzavirus zoonotiques

 

Symptômes
 

L'Homme présente le plus souvent un syndrome grippal pouvant s'aggraver en troubles respiratoires sévères (pneumonie) avec une létalité élevée.

Parfois la maladie se manifeste par une simple conjonctivite. La période d'incubation est de 2 à 5 jours.

En l'absence d'un traitement précoce et spécifique les complications peuvent rapidement entraîner la mort.

Pour en savoir plus, consulter le site interministériel de référence sur l'influenza aviaire.


Moyens de prévention
 

La prévention de l'influenza aviaire repose sur :

  • les mesures d'hygiène générale et  de prévention en élevage de volailles (procédures de nettoyage, désinfection des locaux) ;
  • la gestion de l'élevage (stress des animaux, surpeuplement...) ;
  • les mesures individuelles de prévention en cas de suspicion dans un élevage de volailles ou d'infection confirmée.

D'autre part, des mesures de lutte vétérinaire peuvent être mises en place (isolement et séquestration de l'élevage, abattage des animaux, désinfection du site contaminé).

Pour plus de détails, consulter la fiche grippe aviaire du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche.


Prise en charge médico-sociale
 


Cette maladie peut faire l'objet d'une reconnaissance en maladie à caractère professionnel sous certaines conditions.

Renseignez-vous auprès de votre caisse d'assurance maladie.
 


liens utiles
 

Autres téléchargements
 
  • Une enquête Influenza de l'Afssa réalisée dans les élevages français de volailles en 2004
  • L'avis de l'Afsset sur les risques sanitaires liés à la présence de virus de l'influenza aviaire dans les éffluents aqueux et eaux de surface (2009)
  • L'avis du Haut Conseil en Santé Publique sur l'utilisation d'un vaccin pré-pandémique dirigé contre le virus H5N1
  • Le Bulletin Epidémiologique de l'Afssa sur l'influenza aviaire en France en 2006

Page mise à jour le 02 Mai 2013